Modulus BASSSTAR SP-24
Quel manche
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Niveau de plaisir
Marque : Modulus
Modèle : BASSSTAR SP-24
Année : 1989
Nombre de cordes : 4
24 cases
Micros : 2 micros Bertolini en configuration P/J
Electronique : active 9V, 1 volume, 1 balance micro manche et chevalet, 1 réglage des graves et 1 des aigus.
Bois corps : inconnu. Je lui ai offert un bon cocktail d’huile de lin et de terebenthine, elle en avait besoin.
Poids : 3,7 kg
Diapason : 34′- 86 cm
Touche : ça ressemble beaucoup à celle de ma Vigier, je dirais donc Phenowood (cellulose imprégnée de résine phénolique).
Manche : vissé, tout en carbone. Le motif du carbone est juste magnifique. Visuellement, je préfère 1000 fois au carbone qu’on voit tout le temps, tréssé en damier.
Cette finition porte le doux nom de KLD, ou ”a thousand (k) ladies dancing“. C’est la marque de fabrique de Modulus.
Pas de trussrod. La courbure est nickel, si le manche avait du bouger, depuis le temps ça se saurait.
Epaisseur du manche : Plat et fin, tout l’inverse d’un manche de Précision
Largeur sillet : 42mm, 12° case : 56mm.
Action : Parfaite, R.A.S
Chevalet : classique « vintage »
Accés aux aigus : 10/10
Avis :
La prise en main est immédiate, la basse est très agréable à jouer. Le manche est assez typé mais je m’attendais à ça. Même temps d’adaptation que quand je jouais sur Status S2.
Question d’habitude.
A chaud, sur les 10 premiéres minutes, elle m’a fait la même impression que la Kramer 450B avec laquelle j’ai fait un paquet de concerts.
Tu sens que c’est un instrument qui date mais qui traversera les décennies sans jamais plus bouger. Et surtout qui a du caractère.
Un mélange d’hyper modernité (le manche graphite) et de classisisme (finitions et coté plug and play) du siécle dernier.
Ici pas de finition Sparkle comme on s’y attend avec Modulus. On est bien face à un instrument qui date de l’époque où la marque collaborait avec Alembic.
C’est pas paillette land de la « Flea Bass ».
C’est propre à mon ressenti, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir un morceau d’histoire de la Basse entre les mains. Histoire de la basse avec un grand B mais aussi histoire de la marque.
J’ai pas mal cherché j’en ai trouvé aucune de cette époque encore en circulation et avec cette finition. Aucune idée du nombre d’instru qui a été commercialisé à l’époque.
Pour rappel ou info, Modulus (Geoff Gould, bassiste et ingénieur aérospatial) a commencé sa carrière « musicale » en développant des concepts de manche graphite pour le compte d’Alembic, Music Man et Zon, avant de lancer sa propre marque d’instruments. On est fin années 70, début années 80.
Le préamp est d’origine. J’ai été très étonné par le niveau de sortie très élévé de cette mamie.
La confique : honnetement c’est l’idéale, pas de prise de tête, pas besoin de mode d’emploi et en plus c’est ultra précis. Volume à fond, tout au centre, la basse sonne du feu de dieu.
Niveau confort elle est bien équilibré, 3,7 kg c’est pas mal mais comme l’équilibre est bon ce n’est pas un défaut.
Conclusion :
Beaucoup de + mais le profil particulier du manche m’a poussé à la revendre assez rapidement. Trop plat, vraiment. Un radius qui devait frôler les16′